Démarche Artistique

Que cherchons nous depuis notre plus tendre enfance? Un signe? Une vibration? Une connexion?

Ce monde dans lequel nous vivons semble si réel et si irréel à la fois. Nous regardons, nous écoutons, nous goûtons, nous touchons, nous sentons et ressentons profondément.

Ce monde si beau, si bon, et douloureux à la fois. Nous ne comprenons pas cette dualité, et cherchons à la comprendre.

Toutes ces fréquences vibratoires autour de nous qui se chevauchent, s'entrechoquent, s'entremêlent les unes aux autres. Ces multiples fréquences vibratoires, basses et hautes, qui parlent, qui entonnent d'autres vérités, que nous entendons profondément encore et qui nous appellent.

Ce sentiment d'être ici et nul part, en sustentation, ce sentiment de n'être pas nous-même.

Ce sentiment d'être, tels des équilibristes, sur la pointe des pieds sur une ligne, un voile entre deux mondes, ce sentiment de passer d'un monde à l'autre, d'une vie à l'autre, de muter d'un état à l'autre en l'espace d'un rien de temps.

Vivons nous? Rêvons nous ? Conscientisons nous ce ressenti ? Vivons nous toutes ces vies simultanément ?

Notre vraie Vie ne se trouve pas sur cette terre-ci.

Notre quête, notre ultime quête: vivre Notre Vie, notre Vraie Vie, en fusion totale avec notre esprit sur la Vraie Terre.

L'artiste s'attache à exprimer à tout un chacun la possibilité, volontaire ou involontaire de pouvoir, de vouloir, traverser le miroir, de passer la porte, les portes, comme si le temps n'existait pas.

Ses oeuvres abstraites à la peinture à l'huile offrent ainsi au spectateur la faculté de ressentir la finesse des fréquences vibratoires qui nous enveloppent, de plonger dans des mondes virtuels, irréel, - irréels? vraiment? - et de les explorer par son propre ressenti.

Vit-il, rêve t'il ses Vies? Est-il conscient de son état?

Françoise Funcke est surtout connue pour ses peintures à l'huile expressives aux tonalités vibrantes.

Dans son travail, il est question du passage qui existe entre les différents espaces de l'existence.

L'épaisseur variable des couches superposées dans sa peinture vient construire la structure/matrice multidimensionnelle.

Pour l'artiste, il existe des seuils qu'elle met en lumière par le jeu de clair-obscur.

Les formes quant à elles nous invitent à percevoir des architectures venues d'ailleurs.

Quel serait l'intérêt pour nous de prendre conscience de l'existence des passages entre les mondes ?

Sa mission d’artiste est de nous conduire au seuil de notre état multidimensionnel.

Bio

Histoire d’Artiste

Une enfance dorée. Nous vivons vraiment toutes les deux une enfance dorée. Des parents aimants qui nous chérissent. Des grands parents présents pour s'occuper de nous. Des réunions de famille avec les cousins/cousines tout aussi sympathiques.

Nous dormons toutes les deux dans la même chambre. Nous jouons toutes les deux, nous rions toutes les deux. Nous vivons toutes les deux.

Papa, un éternel grand gosse , toujours prêt à faire le pitre, déborde d'idées pour nous amuser. Sur le balcon chez notre oncle, il nous aménage, à l'aide des transats de terrasse pliés, des "voitures de courses". Une rouge, une bleue. On rit. Et on roule...vroum vroum... on roule...vroum ...Où çà? Je ne sais pas et je n'en ai cure, mais on roule toujours et encore. On rit de plus belle. Le bonheur total que d'être avec toi, ma soeur.

On part une semaine au ski en famille. Cette semaine là, je ne m'en rends pas compte, maman me l'aura raconté bien plus tard, tu ne manges pas. Tu ne manges rien.

Au retour des vacances, Maman t'amène chez le médecin, qui t'examine. Verdict: hospitalisation immédiate, tu as une leucémie. Tu as alors 10 ans.

Va et vient réguliers entre la maison et l'hôpital. Et puis tu ne rentres plus. On vient te rendre visite régulièrement. Maman très certainement plus souvent que papa et moi.

Deux années se seront écoulées ainsi.

Un soir, papa, maman, mon oncle et moi sommes à table pour diner. Nous dégustons une délicieuse soupe de "je ne sais plus à quoi" que maman nous a préparé. Je me régale littéralement.

Puis soudain, silence total dans l'assemblée.

Mon oncle s'adresse à moi: Françoise, Véronique est partie.

Je pousse l'assiette de soupe vers l'arrière, je les regarde tous les trois l'un après l'autre.

Le monde vient de s'écrouler sous mes pieds.

Tu n'as pas encore 12 ans, je n'en ai pas encore 8.

Tu n'es plus. Mais où es-tu?

Ma vie entière passe à te chercher, à voir ou écouter des signes de ta part, Cliquez ici pour accéder à l’histoire complète…